présente Au Centre du Désert d’Antoine de Saint-Exupéry

Démarche artistique

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Dans Au centre du désert, c’est l’auteur lui-même qui nous raconte son histoire. Pas de quatrième mur. L’aviateur s’adresse directement aux spectateurs.

Dans un petit café des années 1930, où les pilotes ont l’habitude de venir raconter leurs périples, Saint-Exupéry se met en scène pour nous livrer le récit de l’une de ses aventures les plus fulgurantes. Le barman l’accompagne alors en prenant la figure de Prévot, son mécanicien.

Nos héros oscillent entre la narration et l’action, métamorphosant rapidement notre petit café en un lieu où l’imaginaire prend tout l’espace. Les éléments du bar sont utilisés pour raconter le voyage en avion, puis le crash, et ensuite la marche dans le désert.

Nous avons cherché à repousser les limites de la narration pour ce projet. Avec l’aide d’une trame sonore originale, où les rythmes et les sonorités orientales se mélangent à des consonances très occidentales, la narration la plus simple prend soudain beaucoup plus d’ampleur et devient une forme de slam. Le spectateur est alors emporté dans l’histoire comme dans une transe.

« Le désert, c’est moi! Le soleil a séché en moi la source des larmes. »

Décors et costumes

C’est à Lauriane Caron-Lachapelle et Carole Vaillancourt que l’on doit l’idée de situer l’action dans un petit café des années 1930. Cette avenue scénographique audacieuse (pour raconter l’histoire d’un crash en plein désert) s’est révélée incroyablement riche d’opportunités pour la mise en scène. Leur grand souci du détail a permis de trouver une homogénéité entre les éléments du décor et les costumes, qui sont aussi d’époque.

Trame sonore

Julien Keable et Laurent Boudreault ont réalisé des pièces entraînantes qui mélangent consonances moyen-orientales et occidentales. Percussions et flûtes arabisantes se mélangent au techno et au indi-rock, pour donner un dynamisme fort qui nous emmène dans la transe des personnages.

Éclairages

La variété des couleurs du désert surprend beaucoup celui qui ne l’a jamais vu. Maxime Clermont-Michaud a traduit le fruit de ses recherches en un travail riche de multiples ambiances nocturnes et diurnes : les bleus des nuits étoilées, le soleil implacable de midi et les feux orangés des crépuscules.

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